LES PERLES-AUDIO DU LUNDI DU LUNDI 31 MAI 2021

♦ Est-ce que la mort est indispensable ?
Es-tu connecté ?

D’où vient le vent ?

• Est-ce que la mort est indispensable ?
• Es-tu connecté ?
• D’où vient le vent ?

La citation de la semaine…
« Attendez-vous à l’inattendu ou il ne surviendra jamais
» — Héraclite.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

crapescar

QUI PREND SOIN DE QUI ?

• La semaine dernière *
Après avoir stigmatisé la civilisation « Wiki ! Wiki ! »,
terme hawaïen signifiant « vite-vite-toujours-plus-vite ! » et inscrit dans le nom de domaine WIKI-PÉDIA, je vous avais demandé incidemment :
– « Que deviendrait le monde d’après, si…
soit par obligation,
soit par intérêt,
soit même par plaisir,
on en venait à prendre une tout autre voie que : « Wiki ! Wiki ! » ( vite-vite !)
et si on adoptait une attitude, une allure, une démarche : « Lomi… Lomi… » ?
Cette expression hawaïenne à l’opposé de « Wiki ! Wiki ! » signifiant : “Doucement”. “Tendrement”. “Profondément”. “Naturellement”.
De quelle manière notre monde évoluerait-il si nous étions à la fois moins pressés et moins oppressants, et plus respectueux du temps ?

* Relire le texte de la semaine dernière

• Autrement dit :
Que deviendraient nos relations réelles et virtuelles si, au lieu de foncer en accéléré comme des gratte-ciels de compétition dans des mégalopoles démentielles de dénaturation, nous devenions plus ouverts à la sagesse des arbres, lesquels se trouvent comme nous au beau milieu de la création tout entière ?

Comme je vous l’avais promis, j’ai recueilli vos propositions et vos pôles positions et j’en ai discerné quelques-unes sous forme de questions :

1. Lomi… Lomi… : doit-on ralentir ?
Cette première réflexion tombée sur mon écran est cinglante et punitive.
Une sentence en noir et blanc
Puisqu’on est allé trop vite, on doit brider nos appétits.
Calmer nos envies.
Retenir nos boulimies.
Slow Food ! Slow Love ! Slow Life ! Slow Work ! Slow Time !…
– « Oh Oui, oui, on le sait. On sait tout ça ! »
Tout le monde a déjà eu droit à des discours très étudiés à propos de la sobriété heureuse, non ? Tout ce qu’il faut ne pas faire, on le sait, mais alors quoi ?
En ralentissant ses empressements, va-t-on pour autant réfréner ses envies de gagner et ses peurs de perdre ?
L’engagement à « la sobriété heureuse » ne serait-elle qu’une promesse d’ivrogne ?

2. Lomi… Lomi… : faut-il s’arrêter ?
Les biens pensants, j’en connais au moins un : « moi », ont souvent des exigences et des menaces de preneur d’otages. Ils aiment faire peur et propager de l’anxiété pour se donner de l’importance. On les reconnaît à la rage qu’il propage et à leurs demandes de mise en état d’arrestation :
– « Il faut que j’arrête de… et de… et de… »
Tous les grands inquisiteurs montent sur leurs grands chevaux afin de convaincre leurs semblables de stopper net. Ces porte-voix de la bonne conscience monopolisent les temps de conversation en proclamant à qui veut bien les entendre des vérités à l’emporte-pièce du style :
– « Brisons le cycle infernal en nous attaquant aux responsables, aux vrais coupables ! »
Les actes d’accusation tiennent lieu de preuve. Les frères sermonnaires et les sœurs « précheresses » prônent des procédures pures et dures, radicales. Autant de privations qui, à l’exception de soi-même, peuvent parfaitement s’appliquer aux autres. Quand on voit ces « belles-âmes » à la triste figure, avec leurs airs sinistres et leurs sourires en coin, on peut se demander s’il est possible humainement parlant d’arrêter d’être con * ?
Pour ma part, lorsque je scrute mon miroir, inéluctablement je suis renvoyé à cette constatation : « On ne nait pas borné, on le devient. »

* On relira à ce propos l’excellent livre :
Le manuel du parfait con et de sa part féconde

3. Lomi… Lomi… : quand va-t-on cesser d’en découdre ?
Si vous recherchez sur quoi s’appuie cette riche expression hawaïenne « Lomi… Lomi… », vous risquez d’être surpris. Tout ce passe en dehors du dénigrement constant et des hostilités enclencher. Il s’agit de quitter les réactions primaires binaires : bien/mal, qui rongent et rognent le moral, et d’écouter en cessant de vouloir tout caser dans des catégories fermées :
– « Ça-c’est-bien-parce-que-moi-je-pense-que-c’est-bien »
– « Ça-c’est-mal-parce-que-moi-je-pense-que-c’est-mal ».
On ne peut qu’être délicieusement pris au dépourvu quand on opte pour la délicatesse plutôt que l’affrontement. Cela ne nous épargne pas de lutter, mais dans le sens de toutes nuances que recèle le mot « lutter ».
Étymologiquement, le verbe lutter signifie dans sa syllabe souche indo-européenne leug :
« flexible ». Lugos (grec), « roseau souple ». Lactari (latin), « les jeux de lutte avec toute l’étendue de l’éventail des figures adaptées qui transcendent la violence).

Il s’agit bien sûr de ralentir pour cesser de se comporter en âme bâtée. Plus que cela il convient plus subtilement de revenir à un temps tout en douceur et à un esprit tout en couleur, à une délivrance de l’élégance de l’âme. La souplesse avec ses partenaires de vie, avec les paysages, les fleurs, les animaux et les gens s’insère dans l’encyclopédie « Lomi-pédia ».
crapescarPédia : vous entrez à pied dans ce qui est autrement sensible.
Lomi : vous ne vous étouffez pas, vous ne vous asphyxiez pas avec vos sombres pensées, vous ne vous opprimez pas en répétant ce que vous savez déjà, mais vous cultivez à la fois ce qui est palpitant et vivant, aussi discret qu’un petit bouton d’or.
Bouleverser les rythmes pour qu’ils ne deviennent ni mécaniques ni épuisants. Dans ce qui est visé, il y a d’abord ce qui reste improvisé et libre.

4. Lomi… Lomi… massage et message s’entrecroisent ?
Offrons-nous les plus beaux présents qui soient : « des dons de l’espace dans l’esprit et de temps dans la vie ».
Lomi est aussi un concerto de moments d’existence avec des solos et des orchestrations. Les massages comme les messages n’exigent pas d’effort ni de volonté butée, ils doivent toucher à fleur de peau. Cela se situe au-delà de tout ce qu’on aurait pourrait en dire ou en penser. Dans les gestes joints à la parole émise par la grâce de la pensée sans préconçu et non-planifiée.
On assiste alors, non pas à des temps vite-fait et superficiels, à des escalades guerrières, mais à des présents qui surviennent d’on ne sait où. Des dons bien plus larges et plus amples, bien plus nuancés par le truchement d’échanges et de mélanges entre des cervelles nacrées d’origine humaine.

Chaque représentant humain sur cette Terre qui n’est pas obligatoirement un pilleur d’épaves ou un dévastateur, mais un humain tendance « mirobolance ».
Il peut donc être capable de créer du bien, du beau, bon et du réconfortant et de créoliser.

♦ LE CADEAU DE LA SEMAINE

L’ÉLAN CRÉATEUR
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Réécoutez les extraits de la semaine dernière…