LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 29 MARS 2021

29 MARS 2021

♦ Que se passe-t-il aux frontières ?
Innover, pour quoi ?

Faut-il célébrer la vie ?

Que se passe-t-il aux frontières ?
• Innover, pour quoi ?
• Faut-il célébrer la vie ?

L’adage de la semaine…
« C’est pourquoi faut ouvrir le livre
et soigneusement peser ce que y est déduit.
Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente,
rompre l’os et sucer la substantifique moelle…
»
François Rabelais.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Torsade d’eau : est-ce ainsi qu’est née la première spirale d’ADN ?

La genèse des idées-bébés
Hier, dimanche, je me suis levé aux aurores.
Bien plus tôt que l’heure d’été exigée.
Il fallait que je vous transmettre quelque chose d’inédit pour ce lundi.
Je comprends pourquoi les boulangers se lèvent tôt : c’est pour que leur pain soit très frais.
La nuit soupirante va bien finir par me couper le souffle tant j’ai de choses à vous dire que je ne savais pas encore. En me réveillant en douceur, je sors silencieusement du nid de la nuit sans trop réfléchir ni trop réclamer mon dû. Il me faut préserver ce moment de la rencontre des eaux du bas, encore tout imbibées de rêve, et des premiers coups d’éclat tamisés des eaux du haut, révélatrices des lumières à venir.
Là est le secret naturel de la naissance des « bébés-idées ».
La poésie de la vie émerge de la rencontre acceptée entre l’inconnu qui est devant nous et le connu qui ne va pas plus loin que nos murs d’enceinte.
Les idées ordinaires sont très souvent des lieux communs de l’archi-dit. Des pages lues en diagonale sans approfondissement. Des glissements de doigts sur le smartphone sans le temps de savourer. Des pensées structurées en charpente métallique qui nous mettent sous carcan. Aucune fantaisie. Pas la moindre bouffée d’oxygène. Tout est clean et clinique. On se croirait dans des couloirs de prison “rubik’scubique” sans nouvel horizon en vue. Juste le carré des idées arrêtées, des conceptions ancrées et des humeurs caractérisées. Pourquoi souffrons-nous de tant de banalité et de lassitude sans chercher à nous en évader ?

• Mais où sont passées nos rêves d’enfant ?
Doucement, doucement, le petit café se laisse prendre sur le pouce afin de ne rien bousculer. À la lisière des univers nocturne et diurne, je m’encourage à préserver cette ambiance de liberté qui ne demande qu’à être tenue en respect. Éviter les idées fixes. Quitter les impasses toutes tracées. Le pied gauche est gardé sur la pédale de débrayage. Le droit, ni n’accélère ni ne freine. Il s’agit de rester en suspens, juste un moment de cerveau disponible en roue libre et en offrande.
Une micro méditation ?
Une détente du temps à la fois un peu coi et cependant quelque peu aux abois.
Ni somnoler ni enclencher des réflexions pavloviennes conditonnées trop reflexes pour être réfléchies. Sauvegarder l’équilibre de la balance moitié veille, moitié merveille… mi fugue, mi raison… Tendre qui vive entre marmotte et coq.
Les yeux ne sont pas complétement en face des trous.
La beauté du moment, à condition d’y être sensible, apparaît toute humble.
Aimable même.
Plus matinale que jamais.
La pénombre du point du jour est un endroit privilégié de rencontre, parmi d’autres, pour sortir de l’ordinaire et accueillir des idées migratrices dans une sorte d’ambiance jubilatoire. Une fête pour l’esprit.
Me sachant à votre service en tant que simple scribe à l’affût d’idées encore transparentes et qui découlent de source, sans rien de répertorié ou de catalogué, je me réjouis.
C’est en cela que ces « idées d’ondes » en spirales inspirantes jusque dans nos ADN sont précieuses.

• « Des idées d’ondes », encore un néologisme ? »
J’entends d’ici les commentaires de mes redresseurs de torts qui cherchent à me remettre dans les clous pour mon bien.
Si le mot « intrépide », dans son étymologie, signifie « ne pas trépider », alors une « idée d’onde » qui commence à poindre est toujours intrépide, car elle ne craint pas de lâcher les rambardes du connu et du tout su.
Si le mot « miracle » vient du verbe latin mirari : « s’étonner », alors une « idée d’onde » se retrouve au bord du vide. Un premier signal faible, juste un frémissement indéfini, effronté, subtil, furtif… Une imperceptible fluctuation d’ondes cérébrales profondes, d’ordinaire non perceptibles, qui survient de l’infini. Une sorte de friselis sans nom et sans forme, avant qu’un premier raclement de gorge se prépare à parler.
« Quelque chose va se lever »…
Rien de très précis. Juste un grelot de la clochette des mots. Un cœur qui se met à battre aux rythmes d’un drôle de rap déluré. Une chance qui se présente au parloir. Une générosité pleine de gourmandise qui avance à sa guise devant ce qui n’a encore jamais été formulé. Des pensées sans rien de compassé, de présent ou d’avenir, se mettent à danser sur la pointe des pieds. Il me faut vous écrire le texte du lundi. Les ratures viendront après la relecture. En attendant, occupons-nous des premiers mots : des « idées d’ondes » que je dois traduire en clair. J’aime ce moment « pêle-même » où je ne suis plus moi-même. J’aime ce trouble du software dans une cervelle à reconfigurer qui n’appartient pas qu’à moi !

• Par dessus tout…
J’aime cette simple place d’exécutant, de co-créateur associé. Je ne suis pas seul d’astreinte. Ma compagne d’amour, ma plus belle moitié, dort encore. Elle m’aide. Le chat, même s’il est trop tôt pour ronronner, participe lui aussi, à sa façon. Dès le lendemain matin, mes coéquipiers, après relecture et mise en page du texte, enverront à la volée ces inédits en graine. Je présume qu’en bout de ligne quelques vraies « délectrices et délecteurs » dans l’âme extrairont la substantifique moelle de cette livraison pour lui donner encore plus de vigueur et de sens.
Au moment même où j’écris cette dernière ligne, tous les oiseaux de ce printemps d’aujourd’hui se mettent à fouler le ciel de leurs chants. Ils éclatent au petit jour.
Une virtuosité de toujours et toujours sans pareille prend le relais.
Autre don d’ondes…
Autre signe de la vie sur une planète encore habitable.

• LE CADEAU DE LA SEMAINE

Les 4, 5 et 6 juin 2021 – En Ardèche

L’ÉLAN CRÉATEUR
RÉ-INVENTONS NOTRE MONDE…
Un atelier de développement créatif
Animé par Bernard Leblanc-Halmos

Des entraînements de base en vue
de mieux bondir 
et rebondir en toute occasion
dans ces périodes de transitions.

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Réécoutez les extraits de la semaine dernière…