LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 26 AVRIL 2021

♦ À quoi ça rime ?
Est ce que la mort est indispensable ?

D’où vient le vent ?

• À quoi ça rime ?
• Est ce que la mort est indispensable ?
• D’où vient le vent ?

L’adage de la semaine…
« La question à se poser sans cesse : par où et comment rendre la nuit du rêve aux hommes ?
Et pour tromper l’horreur du vide dont ils sont visités, à l’aide de quel prodige surnaturel, de quel futur et millénaire amour peuvent-ils s’éveiller ?
»
René Char.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

ACCUEILLIR LA VIE COMME UN ENFANT,
C’EST FAIRE ŒUVRE D’ASSAINISSEMENT !

• Revirement d’humeur créative en 3 actes
ACTE I – Le quiproquo : la prise de conscience de ce qui ne va pas comme on le croyait.
On en rêvait il y a de ça quelques décennies. Désormais, on y est. Nos bagnoles, si chères à notre cœur et à notre porte-monnaie, accomplissent d’ores et déjà des performances qui les rendent autonomes.
Ainsi donc…
Sans qu’on ne leur ait rien demandé, nos autos se montrent capables de se débrouiller toutes seules. Pour ce qui est notamment de ne pas rater un créneau ou d’adapter leur vitesse en fonction du véhicule précédent, elles nous remplacent déjà avantageusement au volant.
Les autos, ce ne sont que le haut de l’iceberg. Dans le fond, le but inavoué du “tout connecté” recherché par l’économie n’est-il pas, sous prétexte de nous rendre service, de se passer tout bonnement de notre concours ?
Les porte-conteneurs géants, sans personnel à bord, traversent les océans pour nous approvisionner.
Les cookies de suivi marketing devancent nos actes d’achats.
Les spéculations boursières qui se passent au-dessus de nos têtes alimentent les courses aux profits de plus en plus folles.
Les poussées du réchauffement climatique, sans pédale de frein ni de débrayage, confirment qu’il nous est impossible d’enrayer nos progrès ou d’arrêter nos frénésies.
Une chose est acquise : “Il n’y a plus de responsable au n° que vous avez demandé”. Désespoir. Méfiance. Déprime. Lassitude. Ennui. Crise morale. Détresse mentale. Tout va mal, on le sait. Mais les humeurs noires, au moins, on peut en prendre conscience pour tenter de les recycler, sans se laisser déborder.
N’en rajoutez pas les mémoires sont pleines.
Fin du 1er acte… Rideau !

ACTE II – Les coups de théâtre : les renversements de tendance.
Devant ce dessin d’enfant, tout exultant, ardent, débordant de soleil, je me suis tenu en aparté, et dans ma langue favorite, ce discours qui vous était destiné :
« Je ne souhaite à personne, ni à vous ni à moi, d’être réduit à la simple condition d’automobiliste dans une belle caisse en acier galvanisé, capitonnée, dont le prestige publicitaire garantirait que désormais :
– tous nos rêves seront comblés,
– tous nos désirs, satisfaits,
– tous nos manques, à jamais calmés…
Non, merci Monsieur Faust ! On se résigne peut-être mais on ne signe pas.
À quoi bon circuler sur des voies bien asphaltées, dans des paysages simili-sauvages, sans avoir à s’occuper de rien. Ce cauchemar doré présenté sur nos écrans : “appuyez-sur-le-bouton-et-nous-nous-occupons-du-reste” est par trop mécanique pour être vrai. Cette zombification robotisée qui condamne l’humanité à une délocalisation de son intelligence, n’est-elle pas un vol manifeste de nos âmes d’enfants ?
La machine ne nous a pas encore remplacés. L’air, dans certains lieux de campagne, de montagne ou de mer, reste encore respirable. La planète, si on prend soin de la cultiver pour ce qu’elle est : un paradis terrestre, pourrait cesser de se dégrader. »

Soudain survient un élément nouveau.
Un simple dessin d’enfant, comme un appel à la résistance. Une sorte de recours à la résilience. Une crise soudaine de conscience créative.
Une envie de casser le jugement en noir et blanc.
Des éclats de couleurs comme autant de coups de génie…
Fin du 2ème acte : début du retournement de la prédisposition à la co-création. La chance de survie se présente à nouveau. Faites vos jeux, rien ne va plus. Les anciens réflexes de jeux perso en solitaire, peuvent-ils se convertir en nouveaux réflexes de jeux solidaires ?
En attendant de répondre ensemble à cette question. Prenons une pause. Un entracte. Un moment de récréation avant de se lancer…
Rideau !

ACTE III – l’heureux dénouement proposé.
Changement de décor.
Changement de registre.
Retour à nos cervelles d’origine.
Un dessin d’enfant, reconnaissable entre mille, fort en nuances et en surprises, pose toujours une question aux donneurs d’ordres, aux détenteurs de best practices, aux professionnels de protocoles bien cadrés et formulés.
Comme un éveil en sursaut, si naturel, tout éclatant et bouleversant, ça chasse la grisaille, ça brise les idées convenues et ça nous délivre de nos parallélépipèdes de verre des idées figées. Ça nous permet de libérer nos génies vitrifiés et de leur redonner vie.
Écoutons donc la question que ce dessin d’enfant pose :
– « Dans ce que nos existences actuelles ont de plus essentiel, si quelque chose venait à disparaître, qu’est-ce qui nous manquerait le plus ? »

• LE CADEAU DE LA SEMAINE

Les 4, 5 et 6 juin 2021 – En Ardèche


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Réécoutez les extraits de la semaine dernière…