LES « PERLES AUDIO » … DU LUNDI 12 JUIN 2017

L’adage de la semaine…
« Bene agere ac laetaria
(Faire le bien et avec joie) 
»
— Spinoza.

 Quelle est la plus mauvaise nouvelle ?
Tu es de quel pays ?
De quoi as-tu peur ?

L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR
Se pétrifier en soi-même et se méfier des autres, est-ce irrémédiable ?
Cela fait plusieurs semaines que, studieusement, je m’enquiers des avancées
des neurosciences dans les journaux spécialisés et sur le Net. Je me passionne
pour les démonstrations qui tendent à prouver qu’il y a un monde
entre les accumulations de mémoires momies et les poussées de mémoires vives.

L’expérience d’une régénérescence possible est là, à notre portée. D’après les nouvelles
découvertes des neuroscientifiques, il est envisageable de ne pas s’ankyloser et conseillé d’éviter de se pétrifier dans ses préjugés et ses acquis.

On peut même se poser des bonnes questions pour renouveler ses circuits neuronaux
et se dégourdir l’esprit. Il est donc fortement proposé de ne pas se rabougrir prématurément.

« Que vois-tu quand tu tends devant le monde
un miroir de réflexion qui revient toujours au même ? »
me suis-je dit en me regardant dans la glace.

D’ailleurs, mon co-équipier Daniel, responsable de la relecture des textes
avant le lancement par mail, m’a signalé :

« Tu as déjà dit cela la semaine dernière en parlant des « bébés-idées. Tu te répètes ! ».
Ne voulant pas passer pour la moitié d’un vieux radoteur, je défends bec et ongles
le fait que la malléabilité cérébrale est, à n’en pas douter, notre meilleure chance pour l’avenir
et qu’il conviendrait de lancer un nouveau parti politique : le parti des neurones souches.
Un parti sans parti pris qui agirait en faveur de la vie.
Sans distinction de génération, de culture ou d’origine.

Imaginez : au cœur du sanctuaire logé sous votre voûte crânienne, entre vos deux oreilles,
100 milliards de neurones qui communiquent entre eux.
Un million de milliards de connexions synaptiques qui se produisent d’instant en instant.
100 milliards de cellules gliales qui nourrissent, protègent et impulsent
la formidable aventure neuronale du moment !

Pourquoi les neurones habituels, qui sont aussi nombreux que les étoiles de notre voie lactée, sont-ils précédés d’un petit peloton de tête de neurones souches ? Une petite minorité
de 700 graines de lumière nouvelle, des idées jamais nées, des germes de possibilité ?

Faut-il ignorer ces ovnis : originalités vivantes non identifiées qui favorisent des aptitudes
potentielles non utilisées ?

En interrogeant le miroir des questions insolites qui dégagent les berges de la vieille gamberge,
chacun revient aux sources de la pensée à l’état naissant et mobilise l’esprit neuf.

Pourquoi faudrait-il être condamné, en avançant en âge, à toujours dire et répéter :
« je l’avais dit » ?
N’y a-t-il rien de mieux à faire ?
Ne peut-on pas sortir de ses ornières ?
À force en soi-même de n’entendre parler que de soi, on meurt d’envie de se faire connaître.
Les autres doivent savoir à qui ils ont à faire. Quel est mon caractère. Ma biographie.
Moi-même. Moi-même. Moi-même. Ça tourne au confinement. Ça sent le renfermé.
La séquestration et l’obstruction de la novation.

Peut-on sortir de la gangue de ses routines, de ses ressassements et de ses rancissements ?
Les petits poissons-pilotes de nos neurones souches ne sont-ils pas conçus
pour que nous accueillions l’inconcevable ?

Des pensées d’origine non repérée ?
Des élixirs de longue vie pur jus, de l’émerveillement et de la révélation à merveille.
Des insights et déclics, des euréka-j’ai-trouvé-ce-que-jamais-je-n’avais-encore-trouvé ?

Oui, même nos mémoires les plus connues et les plus entérinées finissent par être recyclées.
Nous ne sommes déjà plus ce qu’on était.
L’ombre portée, en s’effaçant, cède le passage à la lumière.

Nos mémoires inconnues, elles aussi nous dégagent et nous déménagent.
Les miroirs de nos mémoires souches nous encouragent à traverser les usages des pensées
sous d’autres réflexions, à aborder d’autres paysages de la mentalité et d’autres rivages
de la cordialité, d’autres avantages inespérés.

Hier, jour d’élection, j’ai entendu quelqu’un qui, malgré les résultats, ne s’est pas plaint.
Ce qui est très rare dans nos contrées !
Cet électeur de base a simplement répondu à un individu qui l’interpellait :

– « Quelle époque on vit !
– Oh tu sais, les dinosaures disaient pareil et quand on connaît ce qui leur est arrivé, on se dit : mieux vaut se renouveler que de stagner ».

L’INVITATION DE LA SEMAINE
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