LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 11 MAI 2020

♦ Sommes-nous des robots ?
Qu’est-ce que tu apportes ?

 Faut-il mouiller sa chemise ?

• Sommes-nous des robots ?
• Qu’est-ce que tu apportes ?
• Faut-il mouiller sa chemise ?

L’adage de la semaine…
« Bonne continuation, bonne inspiration, bonne circulation de bon humour frais et bio,
en direct du jardin des profondeurs de nos humeurs.
Sauvons la nature, à commencer par la nature humaine !  »
Message spécial d’encouragement à la levée d’écrou du 11 mai.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Publicité pour vous inviter à la vie d’après. Cherchez l’erreur !

Êtes-vous compatible avec le monde de la vie d’après ?
« Le monde de la vie d’après », lorsque j’entends cette expression claquer comme un coup de fouet, je suis le plus souvent stupéfait. Cette injonction sans cesse répétée court derrière les masques sur toutes les lèvres. Une sorte de formule magique censée atteindre un futur qui aurait fuit et qui nous aurait échappé. À très court terme, du moins nous l’espérons, il faudrait récupérer tout ce que nous avons manqué. Rattraper le temps perdu. Compenser nos pertes…
Est-ce qu’aujourd’hui, une fois décapsulés, nous allons nous précipiter sur nos activités d’hier et nous projeter vers demain, avec encore plus d’intensité et d’automatismes sans rien remettre en question ? Allons-nous nous retrouver côte à côte avec des collègues « Playmobil » parfaitement hygiéniques et robotisés ? Des « Zorro » masqués derrière des boucliers en plexiglas ? Des robots-sapiens immunisés, imputrescibles et inaltérables ? Juste des chiffres ?
D’ailleurs à ce sujet, je me suis entendu dire à un voisin :
– « Peut-être que dans quelques années – plus tard – on regrettera la belle époque d’aujourd’hui ? Les temps bénis où nous étions séquestrés chez nous sans être internés dans des abris souterrains. Les temps heureux où nous pouvions sortir après avoir signé notre propre décharge. Les temps fortunés où nous ne devions porter qu’une simple protection anti-postillon… (soupir), et non pas nous enfermer dans une burqa prophylactique intégrale. »
D’un air quelque peu sceptique, mon voisin et néanmoins ami n’ayant pas cru qu’on puisse énoncer pareille ineptie, on ne plaisante pas avec la réalité, m’a répondu de façon cinglante :
– « Ah, comme tu es pessimiste ! Moi je préfère rester optimiste ! Pour l’instant, je préfère même de loin optimiser, autant que je peux, tout ce qui se passe afin que mon pessimisme soit contredit par les faits ! Mais pourra-t-on éviter les lourdes conséquences de nos succès économiques ? ».
Bien qu’il ne voulait pas être catastrophiste, sa conclusion en forme de question dénonçait son inquiétude. À ce moment-là, même séparés par la distance légale de 2 mètres, nous avions lui comme moi la sensation que l’avenir était là. Tapi sous nos pas. Contenu tout entier dans des ressorts cachés. Ramassé sous nos voûtes plantaires. Tout-à-fait prêt à faire des claquettes.
Nous sentions que si ça pouvait encore frémir et rebondir sous nos pieds, ça devait bien devoir rebondir dans nos tête, non ?

La fin d’un monde est le commencement d’un autre
Renversement des rythmes. Changement de cadence. Il y a des solutions à soulever du ras du sol. Des redressements à opérer. Des joies à élever. De l’autodérision à exercer par devers soi et un peu de fantaisie à occasionner pour les autres. Un minimum de gaité pour détendre l’atmosphère quand elle devient trop confinée. Des pincées d’humour distancié ajoutées à des petits chouyas d’humeur amusée. Autant de libres remèdes à fabriquer sur place et à s’asperger comme du désinfectant pour écarter la malédiction de l’esprit de sérieux qui avarie tout ce qu’il touche.
Ainsi, notre vie de naufragés solitaires durant 2 mois, seuls ou en couples, en familles, le travail devant écran, l’éducation faite maison, les liaisons inter-générations, les liens entre voisins… tout cela a été possible grâce à la qualité de nos soutiens, d’accord, mais surtout parce qu’en plus du gel hydro-alcoolique, on s’est évertué à ne pas trop manquer de fantaisie.
Eh bien oui, nous n’avons pas fait que râler durant ces temps de barrage et de blocage, nous nous sommes aussi débrouillés pour mettre au monde une nouvelle vie intéressante qui n’a jamais cessé de nous étonner.
La joie de vivre, même si elle est confinée dans l’espace,
n’est nullement confinée dans l’esprit.

L’INVITATION DE LA SEMAINE
Pour tous les confinés et les patients en voie de libération,
voici un livre de salubrité publique : un mode d’emploi de déconfinement …

LE CLAN DES EMMURÉS

« OTAKU ZOKU » : cette expression japonaise qui se traduit en français par « Clan des Emmurés », désigne une terrible maladie contemporaine :
l’autisme électronique et le besoin de rester confiné dans une bulle.
Ce roman prémonitoire raconte comment cette épidémie galopante, difficile à endiguer et qui touche déjà des dizaines de millions d’hommes-machines de par le monde, s’approche de plus en plus de nous.
Quitte à rire, à pleurer, à crier, plongez-vous dans ce livre de la plus haute actualité.

 

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