LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 01 AVRIL 2019

01 AVRIL 2019

Innover pour quoi ?
♦ Faut-il célébrer la vie ?
Que se passe-t-il aux frontières
 ?

Innover pour quoi ?
Faut-il célébrer la vie ?
• Que se passe-t-il aux frontières ?

L’adage de la semaine…
« Il ne se passe pas de jours que nous ne menions à l’abattoir les plus purs de nos élans »
— Henri Miller.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Savez-vous où nous conduisent nos algorithmes ? 

L’homme est-il la plus belle conquête de l’ordinateur ?
Tu veux acheter une chose ?

La machine devance tes désirs.
Tu prétends réaliser un beau rêve ?
La machine te l’indique et te l’exhibe.
Tu veux savoir où tu es, où tu te trouves ?
La machine a prévu la réponse à ta question.
Tu souhaites aller quelque part, décider, choisir ?
La machine connait le traitement parfait qu’il te faut.
Malgré nous, ne serions-nous pas devenu des « robots-sapiens » ?

Sommes-nous encore humains ?

Que répondre à cette question si le fourmillement incessant des lumières de l’intelligence artificielle nous colle, sous écran, aux paysages numériques qui nous comblent d’informations dont on ne peut plus se passer ?
À chacun de nos clics, un pacte d’allégeance est signé avec nos logiciels d’exploitation. On autorise leurs algorithmes à se servir des moindres de nos pensées et des plus petites de nos manies pour diriger nos métiers, nos loisirs, nos achats, nos amours, nos avenirs et nos vies.
Pourquoi avoir peur du grand remplacement, n’est-il pas déjà entamé ?

Échapper aux réflexes conditionnés et aux réflexions automatiques…
Vous me connaissez assez pour savoir que j’aime plonger dans la claire humeur d’origine humaine tel un chasseur de perles naturelles pour vous les offrir en partage. J’adore les mises à l’épreuve de la sagesse sauvage.
Le truchement d’une question jamais posée n’est-il pas un défi lancé à la liberté de penser ?
Ce matin, j’ai découvert en remettant en question la suprématie des algorithmes, un antidote inconnu : « l’allégorythme » !
Des coups de cœur non cadencés.
Des ruptures rapsodiques dans la danse des évidences.
Des pas de côté dans la fuite en avant.
Des codes d’accès à l’imprévu.
Des possibilités d’explorer ce qui ne l’a jamais été.
Un peu de poésie élancée en dehors des clous.
Des passe-partout qui déverrouillent les vieilles serrures des idées arrêtées.
Des huiles dégrippe-tout qui dégagent les mots rabâchés des grands principes du « c’est-comme ça-pas-autrement ».
De soudaines stupéfactions, une fois nourries de comparaisons et d’admirations, produisent des lumineuses révélations nouvelles.
Qu’importe si la jouvence neuronale se réveille en douceur ou en sursaut, pourvu qu’elle se manifeste ! Ce qu’il y a d’étrange avec quelqu’un comme vous et moi, c’est que nous sommes tout autant étrangers à nous-mêmes qu’aux autres.
Nous ne sommes pas complètement répertoriés.
À l’inverse des computeurs, nous sommes sensés, raisonnables, rationnels, rationnés…
Mais pas que.
Nous sommes tout aussi sensibles, sensuels, malléables et inconnus.
Nous sommes riches car en friche.
Des cris créateurs en recherche d’auteur n’attendent qu’un mot de nous. Des simples chants du dedans demandent à ce qu’on leur donne la parole. Des enchantements naissants cherchent à percer les limitations de l’ordinaire. Case. Cadran. Cadre. Cube. Rang. Rangée. Alignement. Classement. Ordonnancement… Nous pouvons en sortir.
Nous sommes allégoriquement en voie d’approfondissement.
Retour à zéro, en veux-tu en voilà. Lieu de non lieu à la croisée des destins. Symphonie de nos âmes reste à composer. Philharmonie universelle à mettre au monde. Notre chance de survie se trouve dans l’humaine humeur créative qui coule encore dans nos veines de co-créateurs associés.
Nous ne sommes pas totalement « algorithmés » au pas cadencé, nous sommes aussi allégoriques dans nos premiers pas qui s’élancent et dansent avec la vie à venir.

 

 

Savez-vous où nous mène la musique ?

 

 

 

Réécoutez les extraits de la semaine dernière…