LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 08 MARS 2021

♦ L’avenir arrive, où se sauver ?
Faut-il avoir le dernier mot ?

Comment parles-tu à ton âme ?

• L’avenir arrive, où se sauver ?
• Faut-il avoir le dernier mot ?
• Comment parles-tu à ton âme ?

L’adage de la semaine…
« J’ai recherché avec une sensibilité exquise la vue de belles gens ;
c’est pour cela uniquement que j’ai voyagé.
Les belles gens étaient comme “un archet qui jouait sur mon âme”  
»
— D’après Stendhal.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Combien de photons sont-ils requis ici, devant nos yeux,
pour que nous puissions enfin voir ce que nous n’avions encore jamais vu ?

La lumière tombée du soleil sur la cathédrale de Rouen peinte par Claude Monet est magnifiée dans l’instant par l’artiste. Plus tard, cette peinture recueillie par l’objectif d’un photographe sera retransmise par l’image jusqu’à vous et moi. Nous pouvons désormais nous extasier ou simplement dire : « oui… je connais ».
Sans gratitude pour les miracles que des milliards de milliards de photons accomplissent sous nos yeux, pourquoi voudriez-vous que de telles prouesses artistiques aient lieu ?


• Et si nous changions de lumière ?

Certes, je ne suis pas Claude Monet, cependant j’avoue un secret : je dispose près de chez moi d’un « protocole cathédrale de Rouen ». Je m’explique. Tous les jours, si c’est possible, je vais à la rencontre d’une clairière pour mon esprit : les étangs de Valojoulx. Je vous en ai déjà parlé, non ? Ces lieux sont mon tatami de retournement de tendance.
Jamais, ô grand jamais, cet endroit n’est celui d’un vieil habitué. Je m’y promène en amoureux dans les miroitements des arbres, les reflets des joncs et les friselis de l’eau. Les êtres sensibles qui logent dans cette contrée perdue chantent la vie.
C’est ravigotant. Il faudrait être sourd pour ne pas les entendre. Mon clapet à paroles se ferme de lui-même. J’abandonne mes pensées au gré des vents. Toutes les considérations sont lâchées dans la nature. L’aquarelle des nuances dans leurs couleurs, pastelles ou non, et dans leurs humeurs nacrées ou ardentes, sont là.
Cette tournée n’est peut-être pas le simple résultat d’une entrevue fortuite, mais elle est le fruit du plus grand des hasards. Chemin faisant, le parcours se nourrit de lumière et d’événements épisodiques impromptus. Ainsi, pouvez-vous me dire pourquoi, au lieu de fuir, une loutre surprise, tout aussi étonnée que moi, se lève sur ses deux pattes arrière et se met à me flairer avant de s’en aller en dodelinant doucement ?

Sommes-nous rassurés d’être en paix ici ? N’importe qui mérite-t-il de vivre ça ? L’amnistie est-elle déclarée ?
Ceux qui ne s’autorisent pas à hisser le drapeau blanc ont-ils le droit d’être là ?

 

• Préliminaires
J’ai oublié de vous raconter ce qui s’est passé au début de l’escapade : la volonté de levée d’identité pour pouvoir aller et venir incognito, dans l’anonymat le plus complet.
D’abord, c’est quasi rituel, avant de commencer, je déclare que je ne suis qu’un simple admirateur de passage. Je viens pour honorer quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Le climat ? Certainement. Les opportunités de rencontre ? Bien naturellement. Et pourquoi pas ce couple de mamans entourées de leurs bambins, assises sur un vénérable banc qui sent bon le bon vieux temps. En les croisant, je les salue :
– « Je vous remercie de la part de ce banc… de vous être installées là ! »
Quel est cet intrus qui dépareille dans le paysage ? Qui va là ? Ami ou ennemi ?
La réponse se fait un peu attendre. Elle vient après un petit moment de surprise :
– « Il n’y a pas de quoi ! »
Il est vrai que je n’ai pas pratiqué les formes d’usage de politesse à la française du style :
– « Excusez-moi je ne me suis pas présenté. Permettez-moi de le faire ».
Et patati et patte blanche, nom, prénom, lieu d’habitation, pédigrée… etc. Toutes les garanties de la bonne société. Non, je me montre devant elles déguisé en OVNI : « Objet Vivant Non Identifié ». C’est le b.a.-ba de l’art de vivre que de laisser les lumières et les zones d’ombre se départir sur le parvis de la vie.

• Déconcertement et révélation
Couleurs sur la palette et mise en valeur des frémissements sur la toile.
Page d’écriture qui ose se noircir en plein et en délié.
Instrument de musique qui lance ses accordailles et ses couacs.
Jardinier qui prend soin du jardin en dégageant les mauvaises herbes…
Que sais-je encore ? Ici se joue l’avenir du monde.
Est-ce qu’en notre simple présence se crée une embellie ? Ou est-ce que ça s’enlaidit ?
Quel rapport y a-t-il entre ce banc et le portail occidental de la cathédrale de Rouen ?
Ordinairement un banc est déjà la plus belle invention humaine depuis la découverte des premiers parcs publics. C’est un portail à lui seul ! Cependant, s’il en est un unique en son genre, c’est bien celui qui trône au bord des étangs de Valojoulx. Il faut qu’un jour vous veniez l’essayer. Ce siège qui n’a rien de royal avec son grossier dossier est une œuvre d’art brute intégrée à l’entourage.
A-t-il été élaboré par un artisan dévoué à la cause des contemplatifs ?
Costaud et cocasse, de bric et de broc, conçu en poutres de récup, enjolivé par du lierre grimpant, il attend patiemment son chaland. Bien placé, face à l’étendue d’eau, il offre aux individus solitaires ou à ce couple de mamans, un laps de temps de quiétude toute particulière et nécessaire. La beauté du panorama formé par les bois attenants et les airs affriolants de nuages dans un ciel de traîne est comme un rappel d’une puissance bien plus immense : la puissance de nos cœurs d’enfants.
Excusez-moi, si je vous donne l’impression de sauter d’une idée à l’autre. C’est exactement le cas. Qu’est-ce qui empêcherait un « ovni » de traverser la foule des idées convenues ? Qu’est-ce qui s’opposerait à une initiation à un nouvel art de vivre ? Pourquoi ne pas se promener sans tomber sous le coup des habitudes ?
N’avez-vous pas, vous aussi, envie de vous entraîner à fêter les photons, à remercier les bancs, à rencontrer les âmes sensibles qui s’y réfugient et les clairières extérieures autant que les éclaircies sous la voûte crânienne ? Le simple bonheur de porter bonheur.
« Prenons soin tous les jours de la nature, la nature des bancs, des loutres, de nos alliés les photons, de nos paroles de réconciliation… Si nous ne savons pas pourquoi, Claude Monet et toutes les amoureuses et tous les amoureux de la lumière le savent. ».
On change d’époque non ? Ça vous dirait, vous aussi, d’installer dans vos journées qui se suivent et ne se ressemblent pas, des cathédrales de Rouen et des jachères où aimer en secret la lumière et ses habitants ?

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