LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 08 FÉVRIER 2021

♦ De quoi hériteriez-vous ?
Faut-il faire preuve de générosité ?

Est-ce que tu peux t’expliquer ?

• De quoi hériteriez-vous ?
• Faut-il faire preuve de générosité ?
• Est-ce que tu peux t’expliquer ?

L’adage de la semaine…
« Je voue mon esprit à contempler le monde et à étudier le mystère.
Je passe ma vie entre un point d’admiration et un point d’interrogation
»
— Victor Hugo.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Chaque fois qu’un merci est prodigué,
à coup sûr, quelque part, une graine de vie va germer.

• Opération : « indigène du coin »
T’ai-je déjà glissé deux mots à propos du héron planté comme un drapeau blanc au milieu des étangs de Valojoulx ? Si je radote, tu me dis.
Cet énigmatique oiseau, d’une blancheur singulière, les pattes dans l’eau, enveloppé d’une brume mordorée et d’une légère bruine perlée, semble poursuivre la lecture du conte chinois que j’ai commencé de lire hier soir, avant de m’endormir. D’après la légende, le héron était originaire du Palais du Vide de Jade. Il était le gardien « La Métamorphose des Dieux ». Rien que ça…

• Personne n’est jamais vraiment l’abri des surprises
Ainsi, je n’ai pas vu venir derrière mon dos, entre les roseaux, un couple de promeneurs. Il s’était approché pour contempler à son tour le hiératique animal blanc dans le soleil couchant qui glissait ses derniers rayons entre les gouttes.
Stupéfaits que nous étions, ces deux touristes et moi, nous nous sommes salués subrepticement et, tout en respectant en silence nos distances sanitaires, nous nous sommes accordé le privilège de la contemplation. Eux et moi, nous estompant dans l’ombre d’une nuit s’approchant à tâtons, le cœur sensible battant la chamade pour cause de belles coïncidences.
Un couple heureux, c’est trop peu de le dire, ça se ressent. Ça se hume. Ils sont synchrones. Quelque chose de dégagé émane d’eux. Je sens qu’ils il y mettent du leur. Leur simple présence égaye l’atmosphère. En fait, ce sont deux exhausteurs de goûts. Des catalyseurs d’existence à la ronde. Et j’ai le grand honneur de les côtoyer durant ce bon moment de quiétude et de paix que rien ne vient gâcher.
En plus, me croiras-tu, un autre couple ami, tout aussi amoureux, nous a rejoints.
Alors là ! Couple double !
Le soir qui tombe en ces lieux d’ordinaire solitaires engendre un quadrige d’humains aimants. Ça demande à être souligné. Surprise sur le cadeau, trois jeunes filles, indéniablement copines, délurées et joyeuses, sûrement les filles de ces deux couples, ne se privent pas d’exulter à voix basse pour ne pas affoler le héron. Ce qui m’étonne le plus, placé malgré moi dans ce peloton de la tendresse, c’est qu’au lieu de débiter des banalités ou de se plaindre du temps, personne ne moufte. On ne fait qu’admirer. D’ailleurs, les foulques, ces poules d’eau noires en habit de concert avec leur bec d’acier éclatant, commencent à jouer de leur petite trompette à tue-tête.
Je ne sais pas ce qui me prend, au bout d’un moment je crois bon de commenter :
– « On se croirait au Festival des Vieilles Charrues ».
Ma voix ayant brisé le silence, c’est l’homme de tête qui me réplique :
– « Mais comment savez-vous qu’on habite dans le Finistère ?
– C’est dans l’air autour de vous. J’ai dit cela, je ne sais pas pourquoi. Le héron me l’a soufflé. »
On rit aux éclats.
Le héron s’envole.
Les foulques klaxonnent de plus belle.

• Quand les évènements coïncident, il ne faut pas les contrarier
L’une des trois jeunes exploratrices me demande alors en me désignant le chemin grimpant :
– « En remontant par là, on peut redescendre de l’autre côté ? »
Je la rassure :
– « En tant qu’indigène du coin, je peux vous certifier que si vous êtes suffisamment curieuses, vous allez pouvoir traverser des paysages merveilleux. »
Une autre des trois instigatrices reprend la balle au bond :
– « Non seulement, on aime les endroits merveilleux, mais en plus, on est très curieuses. Merci à l’indigène du coin pour ces renseignements. »
Et nos vies se séparent là.
Néanmoins, c’est sans compter sur le secours du hasard. Le destin qui n’a jamais fini de converser avec nous va réussir, quelques temps plus tard, à faire de nouveau entrecroiser nos chemins. C’est alors que la troisième demoiselle, pas moins espiègle que ses deux compagnes, m’apostrophe :
– « Monsieur ! Monsieur « l’indigène du coin », c’est quoi votre vrai nom ? »
Cette appellation « indigène du coin » me va très bien. J’avoue que je m’appelle « Bernard » et cependant, pour sceller notre rencontre, fier de mon nouveau nom, je précise :
– « Bernard… l’indigène du coin ! »
– « Alors ça, c’est génial ! On est tous des indigènes du coin ! », se sont-ils récriés en se refilant le précieux tuyau.
En y repensant un peu plus tard et un peu plus profondément, ne serait-ce pas là le but secret de ce coin planétaire des Étangs-Unis de Valojoulx que d’associer en secret le génie des voltiges des hérons et de tous les oiseaux ?
Le génie de la parade des arbres et de tous les végétaux ? Le génie des ruisseaux et de tous leurs habitants, poissons et autres animaux si doués pour vivre exister ? Sans négliger le génie des locaux et de tous les promeneurs à l’amiable qui eux aussi ne manquent pas de génie ? Le génie de toutes les vies qui resplendissent encore ici comme ailleurs ?
Ce jour-là, la destinée m’a donné un nouveau nom de baptême, celui d’une grande famille encore dispersée, mais qui est peut-être en train de se regrouper.
« Géniaux indigènes de tous les coins du monde, unissons-nous ! »

• LE CADEAU DE LA SEMAINE

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Réécoutez les extraits de la semaine dernière…

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