LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 02 NOVEMBRE 2020

Comment faire pour être de bonne humeur ?
Pourquoi cela n’arrive qu’à moi ?
Où est le diable ?

• Comment faire pour être de bonne humeur ?
• Pourquoi cela n’arrive qu’à moi ?
• Où est le diable ?

 

L’adage de la semaine…
« L’amour est poésie. Un amour naissant inonde le monde de poésie,
un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne,
la fin d’un amour nous rejette dans la prose  »
— Edgard Morin – (Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur).

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Quand les temps sont troublés, les poètes sortent de leur réserve.
Leurs paroles résistent. Des pensées se mettent à soulever les pavés.

• Incitation à être « poésitif » plus souvent que de coutume
Tout d’abord…
Laissons-nous siphonner par un poème afin de lancer la pompe des mots qui coulent de source.

QU’IL VIVE ! – poème de René Char – (Les matinaux. Gallimard.)
Ce pays n’est qu’un vœu de l’esprit, un contre-sépulcre.
Dans mon pays, les tendres preuves du printemps
et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l’aurore à côté d’une bougie.
Le verre de fenêtre est négligé.
Qu’importe à l’attentif. Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
Il n’y a pas d’ombre maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.
On n’emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays.
Les branches sont libres de n’avoir pas de fruits.
Dans mon pays, on remercie. »

Ensuite…
Les échos de ce poème de mon ami de cœur René Char se prolongent intimement dans l’indicible. Comme si des lucarnes se débouclaient dans ma petite pensarde pour m’aérer les méninges. Comme si des puits de lumière perçaient subrepticement mes pensées les plus insignifiantes et les plus basses de plafond. Comme si, tout autant furtivement, des phrases de grande simplicité me pratiquaient un massage cardiaque par amour de la vie.
Être « poésitif » ?
Vous allez me rétorquer que ce vocable n’existe pas.
Erreur, s’il est prononcé et s’il se dit… Ça y est, il a pris naissance !
Poieô – en grec : « faire », « composer », « joindre l’action créatrice à la parole », ce ne sont pas que des mots. D’ailleurs, écoutez-le bien : « poieô ! ». Ne chante-t-il pas sous la langue tel une Éolyre, toutes voyelles au vent, avec les hou ! hou ! hou ! d’un archer de basse contre qui fait vibrer nos âmes humaines.

Alors quoi…
Être « poésitif », ne serait-ce pas un service à rendre ? Un mouvement d’élan à la fois, « positif » et « créatif », dans le sens du vent de l’invention du vivant ?
Pourquoi mourir d’inanition dans des cubes de verre, derrière des écrans opacifiants, sans se redonner le temps de se surprendre par des petits riens humains ?
J’aime ces passages à la ligne propres à la poésie qui débouchent sur des chemins de traverse et où « ce pays qui n’est qu’un vœu de l’esprit », devient un défi : « un contre-sépulcre ».
Tout à coup, stop !
L’odeur de mort qui émane des caveaux ordinaires du travail à distance saute une ligne pour retrouver les « tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés ». Finis les buts sur lesquels on restait fixés.
J’aime cette humeur bougie parce que l’électricité a été coupée et qu’il faut bien se débrouiller. Même si les carreaux aux fenêtres sont brisés, j’aime ce bonheur malgré tout et cette importance donnée à l’attentif qui s’ouvre à d’autres révélations de première grandeur comme cette « ombre maligne sur la barque chavirée »
Qui a déjà entendu parlé d’une telle chose ? Et que dites-vous de ces soupirs et demi-soupirs qui ne sont pas écrits, mais qui donnent à la vie toute sa musicalité ? N’avez-vous pas envie d’émailler vos trajets dans votre pays de petits moments en suspens qui soient prodigieux de « poésitivité » et qui vous donnent envie de « créagir » tout autrement.

« N’emprunter que ce qui peut se rendre augmenté »
Imaginez la richesse de cette formule d’économie naturelle où les emprunts détenus soient fructifiés, sans obligation. Un peu comme un arbre qui produirait au centuple ses fruits… ou non…
« Dans mon pays, on remercie ! ». Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais j’ai cru bon d’ajouter un point d’exclamation au bout de cette dernière phrase, car c’est la plus belle déclaration d’amour qu’il m’ait été donné d’entendre. Et si les lanceurs d’élan n’étaient simplement que des signes précurseurs du fait qu’un petit peu de « poêsia » dans nos relations puisse…
Je vous laisse le soin de continuer cette phrase… pour ne pas empiéter sur vos envolées…

♦ LE CADEAU DE LA SEMAINE
Les 200 pages de ce livre, dessinées à cœur, écrites à la main et bourrées de révélations sur vous-même, contiennent 21 méthodes en vue de développer le sens d’une intuition perspicace et propice qui vous conviendra à merveille.


Ces « Non-Dits » agrémentés d’inédits
vont vous mettre hors de vous-même.
Vous n’en sortirez pas indemne.
Mais tout compte fait,
en ces temps de confinement,
sortir de soi n’est-ce pas une très bonne chose ?
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Réécoutez les extraits de la semaine dernière…

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