LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 18 JANVIER 2021

La vie nous va-t-elle à ravir ?
Quels sont les bienfaits du silence?
Où trouver l’âme sœur ?

• La vie nous va-t-elle à ravir ?
• Quels sont les bienfaits du silence ?
• Où trouver l’âme sœur ?

 

L’adage de la semaine…
« Il gardait en mémoire ce jour où il était arrivé chez un couple d’amis fiers de présenter au monde leurs jumeaux.
L’un deux était colérique, fébrile à l’idée de téter ; de peur de déclencher des hurlements, sa mère le nourrissait en priorité.
L’autre, timide, retenu, attendait son tour en silence.
Nicolas y voyait une métaphore universelle : les emmerdeurs passeraient toujours les premiers » 
— Tonino Benacquista.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

« LA DUALITÉ : QUI EST LIBRE D’ÊTRE DIFFÉRENT ? »

• Reconfigurer son logiciel « extra-hors-binaire »
L’ancien logiciel individualiste du « moi-je-tout-seul-je-suis-assez-grand-pour…» est en train d’être reconfiguré parce qu’il est tombé en obsolescence programmée.
L’archaïque mot de passe « ma liberté à moi » n’est plus adapté. Il ne marche plus comme avant.

• Autrefois…
Souvenez-vous, il s’agissait de se battre seul contre tous, de sortir du lot et de se montrer différent tout en étant à la pointe de la mode et champion de sa vie. Le sacro-saint principe de l’individualisme d’antan s’appuyait sur une formule simpliste :
« Ma liberté s’arrête là où commence la liberté d’autrui. »
Corollaire :
« Que le plus fort gagne. »
Sous-entendu :
« Il y a les gagnants et les perdants ». « Le sexe fort et le sexe faible ». « Les êtres supérieurs et les subalternes ». « Les nantis et les dépossédés ». « Les intéressés aux bénéfices et les sans intérêt, les sans profits ». « Les croyants et les mécréants ». « Les 1% des hommes qui possèdent la moitié de la fortune mondiale et les dépourvus… ».
Conclusion :
Il fallait se battre !

• Aujourd’hui…
Une tout autre formule est en cours d’installation :
« Ma liberté commence là où je soutiens la liberté des autres ».
Corollaire :
« Il y a deux types de personnes, ceux qui croient qu’il y a deux types de personnes et les autres. »
Sous-entendu :
Nous ne sommes pas libres de faire n’importe quoi, n’importe quand, avec n’importe qui sous le prétexte que nous serions des singes supérieurs. Après avoir tout saccagé sur note vaisseau planétaire, on n’aura plus comme seul recours que d’aller se faire voir ailleurs.
Conclusion :
Qui pourra défendre notre dossier d’exterminateurs quand les procès en crimes contre le vivant auront lieu ? Allons-nous plaider la démence passagère ? L’irresponsabilité totale ? L’abolition passagère de la conscience ? La simple ignorance ? Nous ne savions pas ce que nous faisions et nous le faisions sans retenue. C’était le règne des véhicules à pneus et de la pollution à outrance. C’était normal si l’air devenait irrespirable.
Nous n’étions que les otages de nos appétits d’ogres et d’ogresses.
Pourra-ton imaginer demain, combien nous étions immatures ? Toujours en manque.

• Pourquoi étions-nous…
Bien plus bêtes que la plus bête de toutes les bêtes ?
Bien plus prédateurs que n’importe quel pilleur d’épaves ?
Bien plus cruels que tous les jeux électroniques des blockbusters – kill-kill ?
Bien plus parasitaires que les monstrueux polypes à panache couverts de médailles ?
Bien plus incendiaires que les partisans de la politique de la terre brulée ?
Bien plus déments que les oncles Picsou soucieux des chiffres de leurs gains ?
Bien plus suicidaires que les tenants de l’apocalypse préparant leur exil vers Sirius ?

• Bonne nouvelle !
D’après les avancées des sciences cognitives, la plasticité cérébrale de quelqu’un comme vous et moi peut se révéler plus importante qu’on ne le croit. Non seulement nous sommes capables de changer nos idées d’épaule, mais il nous est possible, en les faisant étinceler, d’apporter la lumière plus souvent que d’ordinaire. Également, nous sommes à même d’opérer une meilleure distillation de nos émotions en les clarifiant et en se raffinant avec l’âge, telle une liqueur spirituelle dans l’alambic de nos partages.
Aussi, si quelqu’un de mal (voire bien intentionné), nous pose la question :
– « Lequel d’entre nous est le plus stupide ? »
Faisons, je vous en prie, comme les gens libres d’esprit… Ne répondons pas !

• LE CADEAU DE LA SEMAINE
La semaine dernière, je ne vous avais livré qu’un petit extrait du texte initial de la nouvelle :
« Aller à l’école buissonnière de l’orée des bois »
Aujourd’hui, le texte complet est disponible, et je vous propose de télécharger gracieusement au format PDF cet art « révélatoire » afin d’aller à la chasse aux petits bonheurs la chance et aux grands bonheurs le sens !
CLIQUEZ ICI pour télécharger gratuitement le texte intégral

Réécoutez les extraits de la semaine dernière…

54 réflexions au sujet de « LES PERLES-AUDIO DU LUNDI 18 JANVIER 2021 »

  1. DESMARAIS MARIE-FRANCE

    titaniser moi ça me fait penser au titanic ce gros truc de luxe incroyable qui coule misérablement ,c’est à dire l’échec de l’orgueil
    la tradition est un concept qui me torture un peu : à quoi ça sert? pensais je? tu dis « faire passer la parole » mais faire passer une parole est forcément l’interpréter donc la fausser et alors le danger des dérives ,bref il y a là un truc figé ou dont on a l’illusion qu’il pourrait l’être donc fiable alors que c’est impossible : on ne met pas le vent en bouteille
    merci pour ces moments de partage
    je suis Charlie depuis toujours en fait

    Répondre
  2. Sylvie CHEROUTRE

    Bernard, je viens seulement d’écouter tes 3 derniers extraits du lundi 5 janvier. Soit mon esprit est aiguisé par les évènements de cette semaine, soit ils sont encore plus beaux, magiques, purs et inspirés qu’en 2014! Merci pour ces diamants, que je vais faire en sorte d’offrir autour de moi.

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  3. Sylvie CHEROUTRE

    Ma plus belle Marseillaise

    Ce soir, alors que je passais par la petite ville de LFB, je fus arrêtée par un rassemblement place de la République, comme il s’en tient tous les jours dans toutes les villes de France, auquel je me joignis.
    Avant la dispersion, après que se soient succédées des prises de paroles brèves, émues, diverses et unanimes, appelant à la fraternité, à la tolérance, à l’amour, au respect, à l’espoir et à la confiance en l’humanité, le responsable de la mosquée locale entonna la Marseillaise, reprise par la foule. Reprise ou plutôt « musée » :
    Jamais je n’ai entendu de Marseillaise aussi douce et aussi tendre, car, comme pour conjurer ces paroles terribles de sang, de guerre et de vengeance, si dramatiquement actuelles et pourtant si contraires à l’esprit qui venait d’être partagé, au lieu de les claironner en défi, la petite foule les a comme retenues et soufflées comme un pardon, comme une berceuse ancienne et consolante, que l’on murmurerait à l’oreille d’un enfant fragile ou d’un blessé…

    Un des orateurs avait dit: « la liberté, l’égalité, c’est à l’Etat de les assurer. Mais la fraternité, c’est notre affaire à tous »
    Je vous embrasse. Sylvie Charlie

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